Comment ça marche
Comment le brut devient net en 2026
Sous le plafond de la sécurité sociale, 4 005 € par mois en 2026, un salarié paie 11,31 % de son brut pour sa retraite : 6,90 % et 0,40 % pour la retraite de base, 3,15 % pour l'Agirc-Arrco et 0,86 % de contribution d'équilibre général (CEG).
La CSG (9,20 %) et la CRDS (0,50 %) portent sur 98,25 % du brut, plus la mutuelle et la prévoyance payées par l'employeur. Elles prennent 9,53 % du brut, un peu plus avec une mutuelle d'entreprise.
Sans mutuelle, il reste donc 79,16 % du brut. Au SMIC, 1 867,02 € brut par mois depuis le 1er juin 2026, le net est de 1 477,93 €. La mutuelle et la prévoyance de l'entreprise s'y ajoutent.
Cadre ou non-cadre : presque le même net
Depuis la fusion de l'Agirc et de l'Arrco en 2019, cadres et non-cadres cotisent aux mêmes taux. Un cadre paie en plus l'Apec (0,024 %) et la CSG sur la prévoyance que son employeur doit lui financer, au moins 1,50 % du salaire sous le plafond. Pour 3 000 € brut, l'écart est de 5 € par mois.
La règle des 22 % de cotisations pour un non-cadre et des 25 % pour un cadre date d'avant 2019. L'écart qui reste vient de la mutuelle et de la prévoyance, plus chères dans certaines entreprises.
Au-dessus du plafond, la retraite de base plafonnée s'arrête et la retraite complémentaire passe à 8,64 %, plus 1,08 % de CEG et une contribution d'équilibre technique (CET) de 0,14 % sur tout le salaire. La part des cotisations d'un cadre baisse donc un peu : 21,1 % à 6 000 € brut et 20,6 % à 10 000 €, avec une mutuelle à 20 €.
Ce que financent vos cotisations
La retraite de base de la sécurité sociale et la retraite complémentaire Agirc-Arrco, qui vous donne des points. La CEG et la CET financent l'équilibre du régime et ne donnent pas de points.
La CSG finance l'assurance maladie, la famille, l'autonomie et le minimum vieillesse. La CRDS rembourse la dette de la sécurité sociale. L'Apec accompagne les cadres dans leur carrière.
La mutuelle rembourse vos soins en plus de la sécurité sociale. La prévoyance verse des indemnités en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès.
L'employeur paie en plus la maladie (13 %), les allocations familiales (5,25 %), le chômage (4 %, plus 0,25 % pour l'AGS), les accidents du travail et plusieurs contributions : formation, apprentissage, logement, transport.
Net à payer, net imposable et prélèvement à la source
Le net à payer avant impôt est ce que l'employeur vous verse avant de retenir l'impôt. Le net imposable est plus élevé : il ajoute la CSG non déductible (2,40 %), la CRDS (0,50 %) et la part de la mutuelle payée par l'employeur. Les heures supplémentaires en sont exclues jusqu'à 7 500 € net par an.
L'impôt prélevé à la source est le net imposable multiplié par votre taux. Le taux personnalisé est calculé par l'administration à partir de votre dernière déclaration et figure sur votre fiche de paie.
Sans taux transmis, par exemple pour un premier emploi ou si vous l'avez demandé, l'employeur applique le taux neutre. Il ne dépend que du net imposable du mois : 0 % sous 1 635 €, 5,3 % de 2 315 à 2 738 €, 11,9 % de 3 571 à 4 019 €. Cette grille s'applique depuis le 1er mai 2026, avec des seuils relevés de 0,9 %.
Le taux neutre est celui d'une personne seule sans autre revenu. Avec des enfants ou un conjoint qui gagne moins, votre taux réel est souvent plus bas.
Le coût employeur et la réduction générale 2026
Depuis le 1er janvier 2026, la réduction générale dégressive unique (RGDU) remplace la réduction Fillon et les taux réduits de maladie et d'allocations familiales. Elle vaut jusqu'à 39,81 % du salaire au niveau du SMIC (40,21 % à partir de 50 salariés), diminue jusqu'à 2 % juste sous 3 SMIC, puis s'arrête.
Pour la calculer, le SMIC reste toute l'année celui du 1er janvier 2026, 12,02 € de l'heure, même après la hausse du 1er juin à 12,31 €. Un temps plein en bénéficie donc jusqu'à 5 469 € brut par mois.
Le coût dépend aussi de l'entreprise : son effectif, son taux d'accidents du travail et le versement mobilité de sa commune. Par défaut, le simulateur prend une entreprise de moins de 11 salariés au taux moyen de 2,08 %. Pour 3 000 € brut, un non-cadre lui coûte alors 4 007 € par mois. Réglez ces paramètres dans « Plus de réglages ».
Les limites du calcul
Seules les règles légales sont appliquées. Une convention collective peut prévoir des primes, un 13e mois, d'autres majorations d'heures supplémentaires, une prévoyance ou une retraite supplémentaire obligatoires.
Le calcul porte sur un mois type : pas d'absence, d'entrée ou de sortie en cours de mois, d'avantage en nature, de titres-restaurant ni de remboursement de transport. Un salaire annuel est réparti sur 12 mois. Un 13e mois versé d'un coup change un peu les cotisations du mois où il est payé.
Les régimes particuliers ne sont pas couverts : fonctionnaires, apprentis, stagiaires, journalistes, VRP, intermittents du spectacle et exonérations outre-mer. Pour un fonctionnaire, les cotisations portent sur le traitement indiciaire et les primes selon d'autres règles : le résultat serait faux.
La grille du taux neutre est celle de la métropole. Elle est plus favorable en Guadeloupe, en Martinique, à La Réunion, en Guyane et à Mayotte.